TÉLÉCHARGER CHOUAL HISTORY X

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Le fait n'a pu tre tabli, mais u n de ses lieutenants, M a h d i ould El Hadj Baba qui finit d'ailleurs premire classe, mdaill militaire et retrait la Compagnie des Ajjers , n'a jamais cach y avoir pris part. Les anneaux de bras ou de poignet que portent sur les gravures rupestres les personnages de style naturaliste Gada el Kharrouba, An Naga Une gestion efficace des sites du patrimoine mondial passe par un cycle programmé de mesures quotidiennes et visant à long terme à protéger les biens, à les conserver et à les mettre en valeur pour les générations présentes et futures. Aussi, ds qu'il le put, Brahim s'empressa de quitter Ghat pour s'installer dans le Tassili, prs de ses imrads, partageant sa vie entre l'Oued Imirho et Aharar. Koceila avait agi, semble-t-il, en accord avec l'Empire, sans vritable volont de rupture avec le pass. U n e colonie juive y est pareillement signale, elle avait son quartier et son souk. Nouveau tmoignage pigraphique sur la communaut chrtienne de Kairouan au XI sicle , Africa, 1, p. Le cadre méthodologique : Il est demandé à tous les États parties à la Convention du patrimoine mondial de d'assurer la conservation dans le meilleur état possible des biens du patrimoine mondial situés sur leur territoire.

surhandak.info › films › american-history-x. Regarder le film American History X en streaming illimité VF et VOSTFR. Derek veut venger la mort de son père Recherche. Regarder le film · Télécharger HD​. Le respect de votre vie privée est notre priorité. La qualité du contenu et les informations que nous vous apportons dépend du revenu généré.

Ce drapeau témoigne de la dimension nationale de ce corps de volontaires et la volonté d'afficher son appartenance à la France. Ceux-ci ont parfois été confrontés au sentiment anti-français des Américains du fait des projets de Napoléon III en Amérique qui ont pu conduire à des vexations et déprédations. Photo du bataillon des "Enfant perdus". A noter la disparité des uniformes de ces hommes. Photo d'un soldat du 55e régiment de NewYork. Il a immortalisé le combat naval de Cherbourg, bien qu'il n'ait pas assisté à la bataille.

Cependant, le bateau fut bloqué quelques jours plus tard devant le port par la corvette nordiste informée de sa présence. Le matriel poli est courant, en particulier les haches en boudin. Les rcoltes anciennes ont mis au jour des pierres rainures et une boule perfore. Les tessons sont a b o n d a n t s ; leurs traits, ambigus, rapportent une tendance tellienne dans la fabrication, saharienne dans le dcor.

Ils proviennent de vases ovodes, vases resserrs, bouteilles et plus frquemment vases col conique, faonns aux colombins partir de terres franches. Les lments de prhension sont nombreux et varis. Le dcor tend se dvelopper largement sur la surface ; dans de nombreux cas il atteint la lvre et se poursuit sur quelques centimtres de la paroi interne.

Les restes osseux, quoique briss, ont permis d'identifier Ammotragus lervia, Gazella dorcas, Alcelaphus buseaphus, u n grand bovid et u n rhinocros. Le sommet du dpt de la grotte occidentale est dat sur charbons de B. Mc A , B. Mc B. La base du talus d'avant-grotte de B. Mc sur os et deux foyers latraux sans matriel archologique, inclus dans le Tertiaire continental remani de B.

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Mc et soit B. Mc L'entre de plusieurs grottes porte des incisions dites traits capsiens. A l'une des entres de Rhar Msakna, u n petit quid grav, de style naturaliste, tait recouvert par le dpt archologique. Capot-Rey dcouvrit en une gravure reprsentant une autruche. La station signale en par Salmon H. Lhote, est remarquable par les nombreux traits capsiens. Ils sont relativement rcents car ils oblitrent des reprsentations animales lphants, antilopes, petit bubale, caballins, autruches.

Des chars, de nombreux caractres libyques, motifs gomtriques, Gravures de la station du Mandre relevs F.

Roubet, dessins Y. Slimani et tudie par F. Roubet, 2, km l'aval de Brzina, sur u n e falaise, en rive droite de l'oued Seggeur. Les figures au trait, nombreuses, varies, souvent enchevtres, appartiennent divers styles.

Les patines sont grises, plus claires p o u r des signes vulvaires, des chars, des chameaux certains entravs au corps entirem e n t martel, des caractres libyques et des personnages en trait fin tunique quadrangulaire porteurs de lances et poignards de bras.

Parmi ces gravures o figurent lphants, bovids, antilopes, gazelles, autruches se remarquent u n e outarde, u n grand rhinocros dont la corne abrite u n petit personnage membres flchis et tte masque, u n petit Bubalus antiquus dont le cornage est surmont d ' u n trac complexe de type spirale, u n e figure galement de type spirale interprte p a r F.

Roubet comme u n monoglyphe d'autruches , u n tableau de chasse, deux gazelles tte bche, symtriques, tte fortement renverse.

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Au pied de ces gravures u n dpt cendreux de 20 45 cm d'paisseur, livr quelques objets prhistoriques et la date de B. Gif L e maintien de l'usage de la pierre taille dans la rgion est attest par des foyers associs des pices coche et de la poterie retrouvs au sud de Brzina dans la partie sommitale de la basse terrasse et dats de B. Alg 54 sur charbons.

BRONZE ge du E n u n sicle et demi de recherche archologique, l'Afrique du N o r d a livr moins d'une trentaine d'armes ou d'instruments en cuivre ou en bronze qui soit parvenue la connaissance des spcialistes. C o m m e n t expliquer cette carence? La raret des objets mtalliques attribua- Armes de cuivre ou de bronze ; 1. Hache de l'oued Akrech ; 2. Hache en cuivre du Kef el Baroud ; 3. Hache en bronze de Columnata ; 4. Hache de l'oued Kniss, Beni Snassen ; 5.

Hallebarde de Mers ; 6. Pointe de Palmla de Sidi Messaoud ; 7. Pointe de Palmla d'An Dahlia ; 8. Epe de bronze de Larache. Les objets sont reprsents des chelles diffrentes.

Ce ne peut tre, en effet, la raret des gisements de cuivre qui puisse l'expliquer; le Maghreb possde u n nombre considrable de gisements. Certes, mis part quelques gisements majeurs qui sont seuls exploits aujourd'hui, la plupart ne sont que de simples gtes mtallifres, dont l'exploitation n'est pas recommande dans u n e conomie moderne fonde sur la rentabilit, mais qui durant l'Antiquit et la Prhistoire taient susceptibles d'alimenter u n artisanat de valeur.

L'tain est beaucoup plus rare, bien q u ' u n gisement d'une certaine importance, celui d'Oulms, au Maroc, ait t exploit l'poque moderne. Mais l'exemple de maintes rgions europennes montre que l'existence d'une industrie du bronze n'est pas ncessairement associe une exploitation locale de l'tain. Sur le plan minralogique le Maghreb n'est donc pas plus mal desservi que l'Europe ; u n ge des mtaux aurait pu s'y dvelopper aussi bien q u ' a u nord de la Mditerrane. A la recherche d'un ge du bronze Aussi peut-on se demander si la pauvret de notre documentation sur les armes et objets de bronze en Afrique du N o r d n'est pas simplement due la faiblesse de l'exploration archologique.

Il suffit de remarquer combien l'action d ' u n h o m m e , telle celle de J. M a l h o m m e pour la dcouverte et la publication des reprsentations d'armes en mtal dans le H a u t Atlas marocain, peut tre dterminante et agrandir brusquement le champ de la connaissance. Inversement plusieurs exemples douloureux rvlent la ngligence de prhistoriens chevronns l'gard de documents en mtal : ce sont soit des descriptions incompltes, soit des pertes d'objets, soit enfin le mutisme total.

U n e part importante des dcouvertes peut ainsi avoir chapp la connaissance des rares spcialistes. U n e autre raison, qui peut ne pas tre facilement reue dans u n pays riche et fortement industrialis mais qui ne saurait tre nglige dans u n pays pauvre, est l'habituel souci de rcupration qui fait recueillir le moindre objet de mtal pour l'utiliser tel quel ou le refondre.

Pour illustrer cet tat d'esprit nous rappellerons seulement l'tonnement des officiers franais lorsqu'ils constatrent, au m o m e n t de l'occupation de Tbessa Algrie orientale que les monnaies romaines taient utilises dans les transactions, encore au milieu du XIX sicle.

Quelle que soit la validit des diffrentes raisons que nous avons exposes, il n ' e n demeure pas moins que les instruments et les armes en cuivre et en bronze sont d'une trs grande raret au Maghreb mais moins sans doute q u ' o n ne le pensait, ou disait. Cette raret ne justifie pas cependant la position ngative qui fut longtemps celle des Prhistoriens quant l'existence d ' u n ge du bronze en Afrique du Nord.

Pallary dans le premier quart du sicle n'tait pas loin de croire que ce qu'il appelait le Nolithique berbre qui, en fait, est une industrie palolithique que nous n o m m o n s l'Atrien fiorissait encore aux temps de l'Empire romain. Gsell, le grand historien de l'Afrique du N o r d , estimait, au m m e moment, que le cuivre et le bronze aient t trs peu rpandus parmi les indignes, ou ignors d'eux, avant l'poque o ils commencrent faire usage du fer.

Chez les populations voisines du littoral, des objets en mtal durent tre introduits par des trangers, surtout par les marchands des colonies maritimes phniciennes qui furent fondes partir de la fin du second millnaire. C o m m e il arrive bien souvent, cette simple hypothse de travail est passe pour une vrit dmontre et chacun de rpter qu'il n'y a pas d'ge du bronze en Afrique du Nord.

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D u m m e coup se manifestait une tendance trs nette e Gravures du Haut Alas ; en haut hallebardes du type d'El Argar, au centre hallebardes du type de Carrapatas, en bas poignards. Relevs J. Pelagaud remit ensuite au Muse de Lyon. C'est peut-tre le D r Gobert qui alla le plus loin dans cette position ngative puisqu'il crut, au moins pendant u n certain temps, la coexistence de peuplades restes l'tat prnolithique et des premiers colons phniciens.

Telle tait la situation vers O n connaissait bien quelques objets en mtal mais la plupart n'avaient pas t trouvs dans des conditions archologiquement satisfaisantes; leur publication tait insuffisante et l'ide dominait que les Berbres taient rests l'ge de la pierre jusqu' l'arrive des Phniciens qui leur auraient directement enseign l'usage et le travail du fer. Cette position n'aurait pu cependant rsister u n examen attentif des donnes archologiques.

O n y reconnat, au dpart, une grave erreur mthodologique qui consiste ne retenir que les seuls objets mtalliques et oublier l'existence d'autres documents aussi caractristiques tels que les cramiques, ou de ngliger la pntration de types de spultures europennes tels que les dolmens et les hypoges, antrieurement toute navigation orientale d'ge historique.

Il y avait des relations suivies entre le Maghreb et l'Europe l'ge du bronze, elles faisaient suite celles qui existaient au Chalcolithique et tout au long du Nolithique. L'Afrique du N o r d n'tait donc ni isole ni ferme toute innovation. U n autre argument qu'auraient pu faire valoir les partisans d'un ge du bronze nord-africain tait la connaissance que l'on avait, grce aux Egyptiens, de ces Libyens orientaux, Mashaouash, Lebou, T e h e n n o u et autres tribus qui, maintes fois, s'attaqurent l'Egypte.

Ce chiffre, dont la prcision ne trompe gure, est vraisemblablement exagr, mais il tmoigne de la connaissance, et certainement du travail du mtal chez les Libyens orientaux. Pourquoi leurs frres d'Occident, en relation avec des pays qui, tout comme l'Egypte, avaient de solides traditions mtallurgiques, seraient-ils rests dans u n ge primitif de la pierre?

U n e rvision des documents connus et l'exploitation de nouvelles dcouvertes devaient conduire l'auteur de cette notice renverser la tendance et se prononcer en faveur de l'existence d ' u n Chalcolithique et d'un ge du bronze en Afrique du N o r d. Plus intressante encore tait la mise en lumire par J. M a l h o m m e d ' u n extraordinaire ensemble de gravures rupestres dans le Haut-Atlas marocain, trs diffrentes des uvres nolithiques de l'Atlas saharien et de l'Anti-Atlas.

Cet ensemble compte de nombreuses reprsentations d'armes en mtal fort reconnaissables : ce sont des poignards rivets et nervures connus en Europe ds le Bronze ancien, des hallebardes, armes trs caractristiques dont la lame de m m e forme que celles des poignards tait renforce et fixe perpendiculairement u n manche, d'o le n o m de hachespoignards que leur avait donn J. Les hallebardes apparaissent au Bronze ancien et sont particulirement nombreuses en Espagne culture d'El Argar.

Ces reprsentations, trs mridionales, permettaient d'entrevoir l'importance de la pntration argarique au Maroc. Mais, antrieurement, d'autres relations s'taient dj noues avec la Pninsule ibrique. Depuis , durant les trois dernires dcennies, de nouveaux documents de grand intrt sont venus notre connaissance et confirment, en les prcisant les conclusions prcdentes. Le M a r o c du N o r d s'est, une fois encore, rvl plus riche que les autres rgions.

Il faut noter en effet la redcouverte et la publication de la pointe trouve par G. Buchet dans une tombe en ciste d'An Dalia El Mris dans la rgion de Tanger, qui n'tait connue que par u n e description incomplte. Suivant cette description, cette arme pouvait tre considre aussi bien comme une pointe de lance ou u n poignard languette. C'est en ralit une pointe en cuivre limbe triangulaire allong muni d'une soie.

Il s'agit d'une varit des pointes du type de Palmela. Ces pointes d'origine ibrique se sont rpandues pendant le Chalcolithique et le Bronze ancien dans les rgions atlantiques et les pays mditerranens occidentaux. La pointe d'An Dalia n'est connue que par une photographie conserve au Muse de l ' H o m m e Paris, l'objet a disparu ainsi que l'alne l'inventeur disait u n poinon dcouverte dans le m m e ciste.

Plus intressante encore est la dcouverte par J. Ponsich dans u n e autre tombe en ciste de la rgion ncropole de Mers , d'une arme qualifie de lame de poignard ou de hallebarde en bronze. Malgr ses faibles dimensions 10,5 cm de long et 5 cm de largeur maximum , H. Schubart et R. Chenorkian estiment qu'il s'agit d'une hallebarde, tant en raison de sa silhouette que de la prsence d'une forte nervure.

Les dimensions rduites de cette arme s'expliquent peuttre par le fait qu'ayant t trouve dans une tombe, elle n'avait pas de caractre fonctionnel. Par sa morphologie, la hallebarde de Mers appartient au type ibrique de Carrapatas dont elle possde tous les caractres : nervure, cannelures, extrmits proximale trois rivets. La m m e spulture contenait deux alnes.

D e u x autres documents d'intrt moindre mritent d'tre rappels bien que leur origine soit douteuse. Souville a signal une hache plate dans les collections du Muse de T t o u a n , semblable celle de l'Oued Akrech, qui est peut-tre celle par C.

U n e autre hache de grandes dimensions 18,2 cm de long et 28,8 cm de large provient des M o n t s des Beni Snassen, peut-tre des gorges de l'Oued Kiss. Elle est aujourd'hui dpose au Muse de Rabat. Sa forme, rare, est celle d ' u n ventail faiblement dissymtrique ; le talon est embot dans u n e pice en bronze qui fut brase sans doute une poque plus rcente.

Avec de grandes prcautions G. Souville propose de rapprocher cette hache de celles en forme de pelte reprsentes dans les gravures rupestres de l'Oukameden Haut-Atlas et sur certaines stles portugaises.

Le Maroc atlantique a apport de nouveaux tmoignages de l'expansion du vase campaniforme : deux poteries entires, provenant vraisemblablement d'une spulture, ont t mises au jour Sidi Slimane du Rharb et publies par G. Ces vases sont parfaitement identifiables, ils appartiennent au groupe portugais du style campaniforme.

L e secteur choisi est une plaine alluviale trs riche traverse par les deux plus grands oueds de la Tunisie centrale Zroud et Merguellil. Ces cours d'eau, qui se dversent dans les deux sebkhas de K a i r o u a n Sidi el-Hani et el-Kelbia , apportent une quantit d'eau impressionnante en m m e temps que des masses d'alluvions pouvant s'taler sur plusieurs kilomtres.

L e n o m de fahs al-Darrra d o n n la plaine atteste de cette fertilit lgendaire. L e mythe de la fondation de la cit rvle m m e l'existence d'une fort extrmement dense habite par des btes fauves et des reptiles, ce qui n'est pas forcment une lgende. La proximit des sebkhas nous est prsente, par ailleurs, comme tant un des lments dter minants dans le choix du site, puisqu'elles renferment une rserve d'eau et de fourrages quasi inpuisable. Les sources arabes, qui ont tendance glorifier U q b a et son uvre, nous laissent persuads que des sites antiques, plus ou moins importants, ont servi la construction d u premier Kairouan.

Ainsi, la biographie de U q b a mentionne la localit de Qasr al-M, qui se trouve quatre kilomtres au sud de Kairouan. L e biographe al-Mlik nous entretient de l'existence d ' u n e petite forteresse byzantine n o m m e Qamniya l'intrieur m m e de Kairouan. Al-Bakr signale, quant lui, une qaysariya dans les souks qui aurait d o n n deux magnifiques colonnes rouges utilises, plus tard, dans la G r a n d e M o s q u e.

L'archologie confirme les dires des chroniqueurs : elle a mis au jour quelques sites antiques dans les environs immdiats de Kairouan tels : al-Abbssiya, 6 km au sud de Kairouan, et Raqqda 9 km , o on a dcouvert une ncropole antique.

D'au tres sites sont rvls par l'pigraphie, dont celui de Iubaltiana. L e Kairouan de U q b a ne nous est pas bien connu.

Les sources arabes le surestiment. Ibn Qutayba nous dit que la fondation n'tait ses dbuts q u ' u n ensemble de huttes et de tentes ; et que les Arabes s'y retranchaient, craignant de s'loigner trs loin de leur base. D'autres textes soutiennent en revanche que U q b a avait cr u n e ville dote d'une mosque, d'un palais de gouvernement, de plusieurs habitations, de jardins, etc.

Ces mmes chroniques divergent sur les dimensions de la cit primitive. Il n'en demeure pas moins que les diffrentes mesures sont le fruit de simples supputations dont il faudra s'assurer, un jour, par des fouilles archo logiques.

Les prrogatives du dirigeant ifriqiyen, le wl, s'tendaient sur u n domaine vaste, riche et htroclite, allant de Barka, en Tripolitaine, jusqu'en Andalousie. Ds lors, la fonction d u gouverneur de l'Ifriqiya et du M a g h r e b devient trs convoite, et d'aucuns usaient d'intrigues p o u r l'avoir.

D e son ct, le calife considrait que cette wilaya devait lui fournir le m a x i m u m de butin et d'argent pour alimenter ses finances. Elle devait aussi l'aider rsoudre les problmes poli tiques de l'Orient et l'assister dans sa qute de domination des clans arabes : les Qaystes et les Ymnites, toujours hostiles et farouchement opposs les uns aux autres.

L'Occident est mis au service de l'Orient. D e ce fait, la politique omeyyade en Occident musulman, et plus tard celle des Abbassides, fut marque par l'instabilit absolue. L e n o m b r e , trs important, de gouverneurs plus que trente qui se sont succd sur le poste de Kairouan en est une preuve vidente.

C h a q u e gouverneur voulait servir son matre et lui er e assurer le m a x i m u m d'argent, pensant de la sorte garantir le plus longtemps son poste. C h a q u e gouverneur, aussi, dfait l'uvre de son prdcesseur p o u r entamer son propre projet. Les autochtones ont t les premiers payer les frais et ressentir les mfaits de cette politique aussi changeante que nfaste ; et les rares m o m e n t s de rpit et de concorde inaugurs sous le rgne du pieux O m a r Ibn Abd al-Azz n'ont t que de courte dure.

D u r a n t u n sicle, les populations berbres ont t maltraites, soumises aux agressions, pressures par des impts de plus en plus lourds et illgaux, dcon sidres et humilies par des gouverneurs trangers et contraints servir leur clan et leurs matres. L'historiographie nous a conserv le n o m de ce gouverneur, Yzd ibn Ab Muslim , qui se comportait en roi et se dotait d'une garde rapproche forme exclusivement d'lments berbres qu'il dcida de tatouer l'instar, pensait-il, des empereurs byzantins.

La garde sentit l'humiliation et l'as sassina dans l'enceinte mme de la Grande Mosque. Voil le prlude de la rvolte berbre. O n reproche ce m m e mir de vouloir appliquer en Ifriqiya la svre politique de son matre d'Irak : al-Hajjj ibn Yssuf ; politique qui consis tait dplacer les villageois autochtones, les obliger travailler les terres et payer par la suite u n lourd tribut. Face l'intransigeance du pouvoir, les Berbres adoptent en masse les thses kharijites qui prchaient l'galit des races en m m e temps qu'elles promettaient la participation active dans la vie politique de la cit.

En l'an , une dlgation berbre compose de dix personnes et prside par Maysara se prsenta aux portes du calife omeyyade Hishm et lui remettait, sans pouvoir le rencontrer, une plainte rsumant leurs dolances. Les dlgus demandaient : la part des Berbres dans le partage du butin, l'galit dans les combats, l'arrt de la pratique qui consiste ventrer les brebis la recherche des fourrures blanches destines aux grands dignitaires, mais ils rclamaient surtout la suspension de l'enlvement des jeunes filles expdies alors en Orient pour contenter les caprices du calife et de son entourage ; pratique juge immo rale et contraire aux recommandations de l'islam.

Au n o m de l'islam, les Berbres ainsi que plusieurs Arabes se soulvent. En clate Tanger une grande rvolte khrijite dirige surtout par des chefs sufrites, rvolte qui ne tardera pas branler le pouvoir de Kairouan svrement menac et assig. Les Arabes n'ont pu chapper la catastrophe qu' la suite des dissen sions internes qui ont scind en deux les armes berbres.

Ces dernires furent battues sparment non loin de Kairouan dans les localits d'al-Qarn et d'alA s n m en Cette premire rvolte, qui se solda par une victoire militaire arabe, allait avoir des effets trs graves sur la carte politique du Maghreb. Parmi ses consquences les plus directes, la naissance des principauts berbres au M a r o c. A Kairouan, le pouvoir apparat plus fragilis que jamais, il fut m m e investi en 7 4 4 , en dehors de toute lgalit, par A b d a l - R a h m n ibn H a b b , u n descendant de U q b a ibn Nfi.

Pendant dix ans, il gouverna sans partage. Mais trs vite les dsaccords vont se dvoiler lorsque le calife abbasside al-Mansr lui rclamera davantage de butin. Les Fihrtes s'entretuent et se dchirent ; et par un jeu d'al liance, les kharijites vont de nouveau revenir sur la scne. Kairouan fut occupe successivement par les Sufrites et les Ibadites. La population arabe a d subir les m o m e n t s les plus durs de son histoire.

L'Ifriqiya ne retournera dans le giron du califat q u ' e n 7 6 1 , et Kairouan ne contrlait plus que le tiers de son territoire d'antan. Mais c'tait sans compter avec les menaces et les troubles des armes arabes le djund , troubles qui sont l'origine de l'arrive au pouvoir de la dynastie aghlabide.

Sur le plan urbanistique, la priode des wult a t l'une des plus fructueuses en constructions. La G r a n d e M o s q u e a t maintes reprises restaure et agrandie: sous Hassan ibn al-Numn vers , sous le calife Hishm 7 2 3 , qui on doit le minaret, et sous Yazid ibn Htim en 7 7 1. O n attribue Hishm aussi la cration et l'amnagement des souks, concentrs dans une trs longue rue marchande, longeant la face ouest de la Grande M o s q u e , appele simt.

Avec les premiers Abbassides, et aussitt la rvolte berbre matrise, on leva la premire enceinte. Elle fut en pis et en briques crues, son paisseur tait de dix coudes environ.

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Cet ouvrage monumental, destin protger les Arabes contre les Khrijites, sera dmoli - ironie du sort - par une dynastie arabe : celle des Aghlabides. K a i r o u a n , capitale des Aghlabides : l'ge d'or C'est d o n c en , que le gouverneur du Z b Ibrhm ibn al-Aghlab fut dsign par le calife H r n al-Rashd la tte d'un mirat indpendant.

En dpit de son nergie, Ibrhm a d user de son exprience et de sa diplomatie pour maintenir le pouvoir. Il s'attacha d'abord mater les Berbres. Mais trs tt, il affronta la rvolte du djund arabe de plus en plus critique envers son pouvoir. Tunis fut le centre le plus actif de leur contestation. C'est l qu'clata la rvolte de T a m m m ibn Tamm et d'al-Hassan al-Kind. L'insurrection gagna une grande partie de l'Ifriqiya et Kairouan se rallia aux insurgs. E n Ziydat Allh I t r i o m p h e de ses adversaires et chtie les Kairouanais en rasant compltement les remparts de leur ville.

L'ancienne ville protge, d'abord par ses remparts, s'ouvre et s'tend. D e u x nouvelles agglomrations naissent. La premire, alAbbsiya, a t difie en par Ibrhm I pour chapper aux dangers du djund arabe. Elle se trouvait 4 milles au sud de Kairouan et fut clbre par ses palais, ses installations hydrauliques et sa mosque faite de briques et dote de tours circulaires superposes.

C'est dans cette ville, d n o m m e par les sources chrtiennes Fossatum, que furent reus les envoys de Charlemagne. La seconde cit est Raqqda, elle fut construite en , sur u n terrain de villgiature, elle comprenait u n grand nombre de palais et plusieurs bassins.

Ibrhm II entreprend, galement, de grands travaux hydrauliques.

Israa Ghazi (israaghaziofficial) on Pinterest

C'est lui qui difia les Grands Bassins, connus pour avoir reproduit l'ancien schma antique : un bassin circulaire pour la dcantation, u n grand bassin circulaire de rserve et des citernes de puisage enfouies. D u temps des Aghlabides, les souks ont t largis au-del de l'ancien simt.

Parmi les nouveaux marchs, on signale : ceux er des Rahdnites vendeurs de soie , des couturiers raf'n et des vendeurs du tissus kattnn. La ville devient aussi le plus grand centre artisanal de l'Ifriqiya, renomme surtout pour sa cramique maille caractrise par ses couleurs vert et b r u n sur fond jaune, cramique que l'on trouve partout en Tunisie, en Europe du Sud Sicile, Malte, Sardaigne, Italie, Marseille, Andalousie et au M a g h r e b jusqu'en Maurtanie.

L'aristocratie, consciente de la valeur sentimentale et reli gieuse de sa ville, se mit difier partout dans la mdina des oratoires de quartiers dont quelques-uns frappent encore par leur magnificence - tel l'oratoire d'Ibn Khayroun, clbre par le dcor exubrant de sa faade. La population kairouanaise devient au IX sicle trs htrogne.

Al-Ya'qb nous dit qu'on y trouvait : des Arabes, des Persans - surtout de Khurassn venus avec les Abbassides - , des Berbres, des Africains autochtones et des R o u m Byzantins. U n e colonie juive y est pareillement signale, elle avait son quartier et son souk. Durant le sicle aghlabide , Kairouan devient le carrefour incontour nable de l'Ifriqiya, presque tous les grands axes routiers la desservent. Son importance s'amplifie aprs la conqute de Sicile, de Sardaigne et de Malte au milieu du IX sicle, ce qui lui permit de grer u n vaste tat tendu sur les deux rives de la Mditerrane.

Les F a t i m i d e s K a i r o u a n L'arrive au pouvoir, en de la dynastie fatimide m a r q u e u n e nouvelle tape dans la vie de Kairouan.

France Guerre de Sécession choual .pdf

Pour la premire fois dans l'histoire des musul mans, u n califat chiite voit le jour. Il s'installe d'abord Raqqada, bnficiant d'une certaine passivit, voire mme d'une indulgence des Kairouanais, mais trs vite resurgissent des formes d'hostilit.

Quelques h o m m e s pieux dlaissent la garde des ctes et le djihad contre les chrtiens pour combattre l'ennemi et le m c r a n t tabli Kairouan. E n 9 1 2 , clata entre les deux clans une bataille qui causa la m o r t de mille personnes, surtout parmi les Berbres. Le sentiment d'inscurit, dans un environnement sunnite franchement belli queux et hostile, amena le calife Ubayd Allah al-Mahd dlaisser Kairouan pour al-Mahdiya.

Il fit venir l'eau des rgions lointaines de Chrchira 35 km l'ouest de Kairouan en difiant u n aqueduc semblable celui d'Hadrien qui reliait Zaghouan Carthage. Sabra se dveloppe et s'enrichit au dtriment de Kairouan. Les commerces du simt de la vieille cit lui ont t transfrs d'autorit. Les deux cits furent relies par u n chemin protg par des remparts surveills par des percepteurs officiels. Le dveloppement d'al-Mansouriya affecte la morphologie urbaine de Kairouan. Ainsi la Grande M o s q u e se trouva isole, relgue dans u n appen dice l'est de la mdina.

En revanche le ct ouest de la ville, plus proche de la cit royale, se dveloppe et s'largi.

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La destruction d'al-Mansouriya au XI sicle e ne changera pas la donne et le centre d'activit de Kairouan est toujours rest l'ouest.

Le dclin L'animosit entre Kairouan et sa voisine rivale ne tardera pas se manifester, et les Kairouanais ne cachrent plus leur opposition au pouvoir hrtique des chiites. En eut lieu une tentative d'assassinat de l'mir al-Mu'izz.

Quelques temps aprs, il fit faire dans la mosque une maqsra, sorte d'abri en bois ouvrag qui le protge et l'isole des foules.

La m m e anne, en , les habitants massa crrent u n grand nombre de chiites, ce qui entrana une sanglante riposte du pouvoir. Kairouan fut livr aux troupes d'al-Mansouriya et ses boutiques furent systmatiquement pilles. A ce dsastre s'ajouta celui des Hilaliens qui dferlrent sur le pays aprs qu'alMuizz b. Bds eut proclam le retour au sunnisme.

[Video] M.G.O. 2004 : version téléchargeable et décompressée

Les remparts en terre et en pis, construits la hte en sur un primtre de 22 coudes, ne pour ront pas sauver la cit de Uqba livre aux assaillants en En , al-Mu'izz fuit al-Mansouriya pour se rfugier Mahdiya. Cet pisode marque la fin de Sabra et le dclin dfinitif de Kairouan, qui sera dtrne par Mahdiya, dans u n premier temps, puis par Tunis. D s lors, la clbre cit de U q b a ne survirera que grce, et par, son pass glorieux. Sa population n o m a d e ne pourra pas empcher Abd al-Mumin b.

Ali de s'emparer de la ville en , et leur rsistance fut vaine et dsastreuse. Quelques annes plus tard, Yahiya ibn Ghniya l'occupe pour une courte priode. Carthage, songea y transfrer son gouvernement, mais la peste qui mit fin au conflit priva Kairouan de cet honneur. La fin d u M o y e n ge kairouanais ne se distingue gure que par la prise d u pouvoir par une tribu originaire d u Sud tunisien, celle des Shbiya, qui fond rent une principaut indpendante dirige par le marabout Sidi Arfa.

Pouvoir qui se maintient jusqu' l'arrive de Dragut en L'effort dilitaire touchait surtout les m o n u m e n t s de culte les plus spectaculaires tels que la zawiya de Sidi Sahib, la Grande Mosque, ou la zawiya d'al-Gharian. La rdification des remparts sur u n primtre manifestement plus rtrci que jadis n'avait qu'une porte psychologique pour rassurer des habitants dsem pars et craintifs.

En revanche, l'rection de plusieurs bassins rservoirs eaux amliore leurs conditions de vie dans u n environnement qui semble avoir perdu de son attrait des premiers sicles et o la citadinit cda la place la ruralit.

La colonisation franaise a, cependant, port u n grand intrt l'agriculture et a dvelopp l'olivette en usant surtout des contrats de mtayage, les mgharsa. Aprs l'indpendance de la Tunisie en , Kairouan renat grce surtout l'agriculture, l'industrie mcanique et alimentaire, l'artisanat familial fabri cation d u tapis et au tourisme de passage.

Son primtre urbain se dveloppe sensiblement au nord mais galement l'ouest. Tabaqt ulam Ifriqqiya wa Tnis, Tunis, Alger.